« L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » de Stevenson

« L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » de Robert Louis Stevenson aux éditions Folio

"L'étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde" de Stevenson

Je retourne le livre et je vois:

Ce célèbre roman ne se réduit pas à une histoire de double, une parodie de Frankenstein. Qu’est-ce qui se cache derrière la porte? L’intérieur de notre être, où voisinent le civilisé et le sauvage, l’animalité et l’humain, la mort et la vie? Ou bien un crime secret que nous devrions expier? Les frontières entre le jour et la nuit s’estompent, comme dans le brouillard ou dans la pluie de Londres. La peur s’insinue en nous, notre identité personnelle vacille.
Stevenson multiplie les points de vue, à travers divers récits, dont le dernier, celui du docteur Jekyll, laisse ouverte une question: et si M. Hyde courait encore à travers le monde? Hyde n’est pas seulement le mal que Jekyll a expulsé de lui. C’est plutôt la figure du malheur. Par elle, Stevenson a donné une forme à ses tourments. Par l’art, il a triomphé de ses songes cruels.

J’en pense quoi?

J’avais déjà lu ce livre dans ma jeunesse (oulala, je suis vieille!!! Damned!) et si je me rappelais de l’histoire dans les grandes lignes (et parce qu’on la connaît presque tous) en le relisant récemment, je me suis aperçue que j’avais un souvenir assez éloigné de la réalité du livre.

En effet, ce que j’avais en tête, c’est que le livre évoquait beaucoup plus longuement les transformations du docteur Jekyll en Hyde et inversement. En fait, toute l’histoire est racontée d’un point de vue extérieur et nous suivons les (més)aventures de Jekyll par l’intermédiaire, notamment, de son notaire.

L’histoire est bien tournée et très intéressante, l’intrigue est captivante (bien qu’on connaisse l’histoire) et les descriptions nous permettent de nous représenter un Hyde répugnant et repoussant ainsi qu’un Jekyll en proie aux pires tourments.

En bref, un grand classique à découvrir ou redécouvrir pour son ambiance, ses personnages et les questions qu’il amène quant au bien et au mal en chacun de nous, tout un programme! Allez, on trottine (si tant est qu’une tortue puisse trottiner) à la librairie pour l’acheter.

Et puis, si vous voulez prolonger ce moment avec Jekyll et Hyde, vous pouvez les retrouver chez de nombreux artistes (chanteurs) puisque ce roman a été une source d’inspiration pour beaucoup.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités
Publié dans Les lectures de Liliwenn, Les trucs qui se lisent | Tagué , , | 3 commentaires

« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle

« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle aux éditions pocket

"L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle

 

Je retourne le livre et je vois:

Imaginez… Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi…

J’en pense quoi?

Ce livre, c’est un ami qui me l’a prêté. Quand je l’ai vu dans sa bibliothèque, j’hésitais depuis un petit moment à l’acheter. Non pas pour sa couverture verdoyante qui est peut-être censée rappeler le retour aux choses simples de la nature (arfff…, vous me direz, ça va bien avec le reste du livre) mais plutôt parce que j’en entendais parler un peu partout et que ça m’intriguait!

J’ai envie de classer ce livre dans la catégorie développement personnel (arfff encore! désolé, c’est un genre que j’ai du mal à apprécier et tolérer sur ma table de chevet). Malgré tout, je ne peux pas dire que cela ait été une lecture désagréable. Je pense qu’il doit son succès au fait qu’il soit très accessible et son petit côté romancé permet une lecture plus agréable qu’un « Ouvrons nos chakras et donnons nous la main ». Et puis au fil des pages, il appâte le lectorat avec des situations qui nous font dire « oh mais oui, moi aussi! C’est décidé, je vais changer! ».

Mouais, enfin tout ça est un peu gentil, tout est simplifié au maximum, les exemples sont niveau CE2 et encore, je suis gentille (ce n’est que mon avis).

En bref, je dirais que ça se lit mais c’est loin d’être la découverte de l’année, c’est plutôt, à mon goût, un mélange de lieux communs et de banalités. Alors, on ne court pas pour l’acheter, on l’emprunte à la limite…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les lectures de Liliwenn, Les trucs qui se lisent | Tagué , , , | 1 commentaire

PAL vs Liliwenn, bilan de rentrée

En juillet, je laissais la PAL prendre une grande avance puisque le score était 13 à 5. Aujourd’hui, je dois vous avouer que l’écart se creuse encore puisque seulement 4 livres ont été lus et chroniqués et 6 livres ont rejoint la PAL. Damned!

Un petit rappel des 4 dernières lectures (vous pouvez jeter un petit coup d’oeil sur mes chroniques en cliquant sur les couvertures):

"Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" de Mathias Malzieu

"Le mec de la tombe d'à côté" de Katarina Mazetti

"Tamara Drewe" de Posy Simmonds

"Mes sacrées tantes" de Bulbul Sharma

 Maintenant, voici les nouvelles acquisitions , tout d’abord un livre offert par Delphine books and more:

Les livres prêtés par les copains:

Selon le bon mot de Yann Queffélec,  » l’humanité ne souffre de génies qu’à l’état de regrets éternels « .
La vie et l’œuvre de John Kennedy Toole procèdent de ce malentendu : se croyant un écrivain raté, il se suicide à l’âge de 32 ans. Récompensé à titre posthume par le Prix Pulitzer, Toole a gagné sa victoire contre les imbéciles de tous poils en conjurant l’absurde et la bêtise par l’humour et l’ironie.

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Imaginez… Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi…

Et enfin, les derniers achats:

Contraint d’abandonner son poste de rédacteur pour avoir diffamé un requin de la finance, Mikaël Blomkvist est bientôt associé à Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et fouineuse, pour travailler avec Henrik Vanger, un industriel désireux de faire la lumière sur la disparition, vieille de quarante ans, de sa petite nièce…

Coincé dans son quotidien, il suffit d’une rencontre à un jeune anglais bien sous tous rapports, pour basculer dans un Londres secret, hors du temps et dangereux.

Et voilà mes petites tortues, la suite au prochain épisode!

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les trucs qui se lisent, PAL vs Liliwenn | Tagué , , , , , , , , , | 2 commentaires

La rentrée littéraire aura ma peau!

Aujourd’hui, il faut que je partage avec vous ma frustration en cette période de rentrée littéraire. Et oui, j’ai une grosse envie de dévaliser les librairies mais je ne peux pas (enfin… tout est dans la nuance, je peux mais il ne faut pas)! Trop de livres ne tue pas le livre mais le porte-monnaie! Alors en ces temps de restriction budgétaire, j’ai trouvé ma thérapie, je vais vous montrer ce qui me donne envie (si, si, je vous assure, ça me soulage et c’est gratuit!).

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Purge de Sofi Oksanen

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

Le coeur régulier d'Olivier Adam

Depuis la mort de Nathan, ce frère qu’elle a tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa propre vie.
Dans l’espoir de se rapprocher une dernière fois de son frère, elle se réfugie au Japon, dans un petit village au pied des falaises, où Nathan prétendait avoir trouvé la paix auprès d’un certain Natsume. Mais en revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, c’est sa propre histoire que Sarah va redécouvrir, à ses risques et périls…

L'amour est une île de Claudie Gallay

Alors que le Festival d’Avignon 2003 s’enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d’absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d’un théâtre du festival off, qu’elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d’un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures…

La montagne de minuit de Jean-Marie Blas de Roblès

Au coeur de ce roman, Bastien, gardien d’un lycée jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme. Tenu à l’écart de son voisinage pour d’obscurs motifs, le vieil homme vit plus solitaire qu’un moine bouddhiste. L’aventure commence à Lyon, par la rencontre entre le vieux sage et Rose, nouvellement emménagée avec son petit Paul. Séduite par l’étrangeté du personnage, cette dernière s’attache à lui au point de lui permettre d’accomplir le voyage de sa vie…

Celles qui attendent de Fatou Diome

Arame et Bougna, mères, respectivement, de Lamine et Issa, deux émigrés clandestins. Elles ne comptaient plus leurs printemps, mais chacune était la sentinelle vouée et dévouée à la sauvegarde des siens, le pilier qui devait tenir la demeure sur les galeries creusées par l’absence. Mais comment dépeindre la peine d’une mère qui attend son enfant, sans jamais être certaine de le revoir ? Coumba et Daba, quant à elles, humaient leurs premières roses : jeunes, belles, elles rêvaient d’un destin autre que celui de leurs aînées du village. Assoiffées d’amour, d’avenir et de modernité, elles s’étaient lancées, sans réserve, sur une piste du bonheur devenue peu à peu leur chemin de croix. Mariées, respectivement à Issa et Lamine, l’Europe est leur plus grande rivale. Esseulées, elles peuvent rester fidèles à leur chambre vide ou succomber à la tentation. Mais la vie n’attend pas les absents, derrière les émigrés, les amours varient, les secrets de famille affleurent ; les petites et grandes trahisons vont alimenter la chronique sociale du village et déterminer la nature des retrouvailles. Le visage qu’on retrouve n’est pas forcément celui qu’on attendait.

Cantique de la racaille opus 2 de Vincent Ravalec

Condamné à une peine de quinze ans de prison, Gaston est enfin libre et aspire toujours à la réussite et à la reconnaissance sociale.
Et si la taule l’a changé, elle ne lui a pas enlevé ce don de se trouver toujours au bon endroit au bon moment. Résultat : il décroche un job de paparazzo… qui va vite l’amener à devenir un agent secret !

Confronté à notre société mondialisée et ultra-technologique, les questions que Gaston se posait quinze ans plus tôt, dans la débrouille, sont plus brûlantes que jamais : quelle place notre époque accorde-t-elle à l’argent ? Est-elle prête à tout pour faire vendre ? Et l’amour, et la morale, là-dedans ?

Quinze ans après la publication de Cantique de la racaille (Prix de Flore 1994), Vincent Ravalec remet en scène ses héros dans un millénaire dont les enjeux ont considérablement changé.

Arkansas de Pierre Mérot

A l’automne de sa vie, Traum, un écrivain talentueux mais délicieusement raté, se confie à Baragouin, sorte de secrétaire auquel il livre ses dernières pensées, ses rêves, ses amours, mais aussi des révélations. Celles-ci tournent autour de Kurtz, un ancien ami, un auteur ‘à la saloperie de talent’ qui a construit son succès mondial sur une oeuvre annonçant les crépuscules de notre civilisation. Kurtz a gagné la fortune et une célébrité sulfureuse, puis est parti s’isoler en Espagne dans un lieu secret, ‘Arkansas’. Là-bas, une secte d’admirateurs à la recherche d’une utopie s’enfonce peu à peu dans le cauchemar…

Ooulala, ça va mieux maintenant que c’est dit!! Et vous cette rentrée littéraire?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les trucs qui se lisent | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La rentrée en mode tortue…

… ou ça s’habille comment une tortue quand il commence à faire friskette et surtout quand tout le monde a rangé la tong même les jours où il fait 20 degrés!

Ben pour pas se traumatiser, on garde les classiques; j’ai nommé Sessun (je vous jure, c’est presque une maladie!). Je vous présente le petit pull de la saison qu’on adore sauf après l’avoir porté car il faut le laver à la main!!

Pull Fallen snow de chez Sessun

N’oublions pas les petites chaussures Tatoosh qui vont bien, trouvées sur Monshowroom

Boots Esteban de chez Tatoosh

Et voilà comment une tortue sort de chez elle quand la brise commence à souffler (oui je mets une jupe aussi!)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les trucs qui se portent | Tagué , , , , , | 1 commentaire

Merki!

J’ai plein de trucs à vous raconter mais je ne sais pas par quoi commencer. Par ma virée à la Fnac de cet après-midi? Par les livres prêtés par les copains? Par les cadeaux de Ramon (oui, encore je sais!)? Par la rentrée littéraire et le mal que ça va faire à mon porte-monnaie? Par les chroniques des derniers bouquins lus? Je suis perdue!!!

Bon allez, pour aujourd’hui ce sera des remerciements à une blogeuse très généreuse qui a offert des livres qu’elle ne souhaitait pas garder dans sa bibliothèque et qui me permet donc de profiter d’une lecture qui me tentait bien « Julius Winsome » de Gerard Donovan aux éditions Points. Pour celles et ceux qui n’en ont pas entendu parler, un petit aperçu:

"Julius Winsome" de Gerard Donovan

 

Et c’est parti pour un petit résumé:

 Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d’anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée.

Je tiens donc à remercier encore une fois Delphine de Delphine books and more pour le cadeau!

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les trucs qui se lisent | Tagué , , | 1 commentaire

« Mes sacrées tantes » de Bulbul Sharma

Mes sacrées tantes » de Bulbul Sharma aux éditions Philippe Picquier

"Mes sacrées tantes" de Bulbul Sharma

Je retourne le livre et je vois:

Après La Colère des aubergines, Bulbul Sharma nous revient avec des histoires pétillantes de drôlerie.
Des femmes partent en voyage, et leur vie bascule. Elles partent pour se marier, pour aller voir leur fils, pour échapper au crime qu’elles croient avoir commis ou à une belle-famille tyrannique. Sous leurs regards baissés et leurs saris chatoyants, elles cachent un coeur limpide, un courage à toute épreuve, et elles accueillent les surprises du chemin avec une sagesse relevée au sel de l’humour. Au fil de leurs voyages, défilent les paysages de l’Inde, des rizières vert émeraude aux défilés escarpés de montagne, et les rencontres improbables : danseuses travesties en veuves, raja déchu d’un palais surgi des mille et une nuits, fantôme amoureux ou ours chapardeur.
Mais au détour de la route, c’est leur paysage intérieur qui soudain change : les chaînes qui entravent leurs pas depuis des siècles se font plus légères, et au bout du voyage, parfois, les attend la paix. Ou la liberté. Ou l’amour. Les histoires de Bulbul Sharma nous prennent par la main pour nous emmener sur des chemins détournés, imprégnés des senteurs de l’Inde ; elles ont la malice de la fable, la délicatesse de la miniature indienne, la poésie des contes de fées ; et si elles nous font éclater de rire, c’est avant de nous toucher au coeur.

Et j’en pense quoi?

C’est après avoir erré plusieurs heures/jours (je ne sais plus très bien, j’ai perdu la notion du temps) sur des blogs littéraires et sur Livraddict que je me suis lancée dans une nouvelle quête. Ma mission (que j’acceptais) était de me procurer le recueil de nouvelles « La colère des aubergines » de Bulbul Sharma. Malheureusement, j’ai échoué (maudites blogeuses qui ont écoulé les stocks!!). Je me suis alors rabattue sur « Mes sacrées tantes du même auteur. Bon, on ne peut pas dire que c’était une grosse déception car la couverture me plaisait beaucoup, le résumé aussi, même si d’habitude je ne suis pas trop fan de nouvelles. Et puis, une grosse envie de lire des choses sur l’Inde me taraudait (ouh quel joli mot…).
Ce sont donc une dizaine de nouvelles que nous pouvons lire dans ce recueil, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Elles évoquent la place de la femme en Inde à différentes époques, dans différents milieux sociaux et nous font découvrir ce grand pays. Elles sont à la fois empreintes de traditions mais également touchantes et drôles.
En fait, et c’est pour ça que je n’aime pas les nouvelles, elles finissent toutes trop vite, on a envie de continuer chaque voyage, d’apprendre à connaître chaque personnage. Et on a encore plus envie de lire « La colère des aubergines » damned! Il faut que je reparte à la pêche!

En bref, on court pour aller acheter ce livre et on est pas déçu car c’est le petit coup de coeur de l’été.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans Les lectures de Liliwenn, Les trucs qui se lisent | Tagué , , , | 12 commentaires