La rentrée littéraire aura ma peau!

Aujourd’hui, il faut que je partage avec vous ma frustration en cette période de rentrée littéraire. Et oui, j’ai une grosse envie de dévaliser les librairies mais je ne peux pas (enfin… tout est dans la nuance, je peux mais il ne faut pas)! Trop de livres ne tue pas le livre mais le porte-monnaie! Alors en ces temps de restriction budgétaire, j’ai trouvé ma thérapie, je vais vous montrer ce qui me donne envie (si, si, je vous assure, ça me soulage et c’est gratuit!).

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Purge de Sofi Oksanen

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

Le coeur régulier d'Olivier Adam

Depuis la mort de Nathan, ce frère qu’elle a tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa propre vie.
Dans l’espoir de se rapprocher une dernière fois de son frère, elle se réfugie au Japon, dans un petit village au pied des falaises, où Nathan prétendait avoir trouvé la paix auprès d’un certain Natsume. Mais en revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, c’est sa propre histoire que Sarah va redécouvrir, à ses risques et périls…

L'amour est une île de Claudie Gallay

Alors que le Festival d’Avignon 2003 s’enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d’absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d’un théâtre du festival off, qu’elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d’un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures…

La montagne de minuit de Jean-Marie Blas de Roblès

Au coeur de ce roman, Bastien, gardien d’un lycée jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme. Tenu à l’écart de son voisinage pour d’obscurs motifs, le vieil homme vit plus solitaire qu’un moine bouddhiste. L’aventure commence à Lyon, par la rencontre entre le vieux sage et Rose, nouvellement emménagée avec son petit Paul. Séduite par l’étrangeté du personnage, cette dernière s’attache à lui au point de lui permettre d’accomplir le voyage de sa vie…

Celles qui attendent de Fatou Diome

Arame et Bougna, mères, respectivement, de Lamine et Issa, deux émigrés clandestins. Elles ne comptaient plus leurs printemps, mais chacune était la sentinelle vouée et dévouée à la sauvegarde des siens, le pilier qui devait tenir la demeure sur les galeries creusées par l’absence. Mais comment dépeindre la peine d’une mère qui attend son enfant, sans jamais être certaine de le revoir ? Coumba et Daba, quant à elles, humaient leurs premières roses : jeunes, belles, elles rêvaient d’un destin autre que celui de leurs aînées du village. Assoiffées d’amour, d’avenir et de modernité, elles s’étaient lancées, sans réserve, sur une piste du bonheur devenue peu à peu leur chemin de croix. Mariées, respectivement à Issa et Lamine, l’Europe est leur plus grande rivale. Esseulées, elles peuvent rester fidèles à leur chambre vide ou succomber à la tentation. Mais la vie n’attend pas les absents, derrière les émigrés, les amours varient, les secrets de famille affleurent ; les petites et grandes trahisons vont alimenter la chronique sociale du village et déterminer la nature des retrouvailles. Le visage qu’on retrouve n’est pas forcément celui qu’on attendait.

Cantique de la racaille opus 2 de Vincent Ravalec

Condamné à une peine de quinze ans de prison, Gaston est enfin libre et aspire toujours à la réussite et à la reconnaissance sociale.
Et si la taule l’a changé, elle ne lui a pas enlevé ce don de se trouver toujours au bon endroit au bon moment. Résultat : il décroche un job de paparazzo… qui va vite l’amener à devenir un agent secret !

Confronté à notre société mondialisée et ultra-technologique, les questions que Gaston se posait quinze ans plus tôt, dans la débrouille, sont plus brûlantes que jamais : quelle place notre époque accorde-t-elle à l’argent ? Est-elle prête à tout pour faire vendre ? Et l’amour, et la morale, là-dedans ?

Quinze ans après la publication de Cantique de la racaille (Prix de Flore 1994), Vincent Ravalec remet en scène ses héros dans un millénaire dont les enjeux ont considérablement changé.

Arkansas de Pierre Mérot

A l’automne de sa vie, Traum, un écrivain talentueux mais délicieusement raté, se confie à Baragouin, sorte de secrétaire auquel il livre ses dernières pensées, ses rêves, ses amours, mais aussi des révélations. Celles-ci tournent autour de Kurtz, un ancien ami, un auteur ‘à la saloperie de talent’ qui a construit son succès mondial sur une oeuvre annonçant les crépuscules de notre civilisation. Kurtz a gagné la fortune et une célébrité sulfureuse, puis est parti s’isoler en Espagne dans un lieu secret, ‘Arkansas’. Là-bas, une secte d’admirateurs à la recherche d’une utopie s’enfonce peu à peu dans le cauchemar…

Ooulala, ça va mieux maintenant que c’est dit!! Et vous cette rentrée littéraire?

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